Paul Kerjean, journaliste, reçoit un jour un coup de téléphone anonyme. Son interlocuteur accuse Jacques Benoît-Lambert, un industriel, d'avoir reçu un pot-de-vin, pour céder à l'étranger une usine française. L'enquête de Kerjean confirme cette accusation.
Il publie un article retentissant sur l'affaire et un scandale éclate. Le lendemain, on retrouve le cadavre de Jacques Benoît-Lambert qui s'est tiré une balle dans la tête.
Le monde ne semble être sorti de cette logique qu'à la suite de la crise des subprimes. Bien entendu, dans quelques années, des financiers trouveront que les règles qui se remettent en place peu à peu, tant bien que mal, sont des freins à la croissance (c'est à dire aux profits de quelques uns !) et ce sera reparti pour un tour.
Mais revenons au film. Construit comme un thriller policier, cette enquête économique très documentée sur la mondialisation est filmée dans la veine du film "Les hommes du président" qui retraçait le début du scandale du Watergate obligeant
le président Nixon à démissionner. Ici, le scandale vise directement la firme I.T.T et ses agissements pendant la seconde guerre mondiale.
On peut noter pour finir la très originale musique de Philippe Sarde, composée pour plusieurs pianistes.